Le parc de logements de Paris vu par un plombier
Selon le recensement INSEE 2022, 97 % des logements de Paris sont des appartements et 1 % seulement des maisons. Pour un plombier, cela change la manière de travailler. L'arrivée d'eau dépend souvent d'une vanne d'étage ou d'une colonne commune, et les évacuations rejoignent des descentes partagées. Un engorgement peut donc venir d'un tronçon situé hors de votre appartement. Le professionnel doit alors distinguer ce qui relève de votre installation privative de ce qui relève de l'immeuble, ce qui vous oriente aussi vers le bon interlocuteur : vous-même ou le syndic.
Le bâti est par ailleurs ancien : d'après l'INSEE, 69 % des résidences principales ont été construites avant 1970. Des réseaux de cette génération exposent davantage aux raccords fatigués et aux joints durcis. Ils rendent aussi plus fréquents les écoulements lents et les fuites discrètes derrière un coffrage. D'après le contrôle sanitaire de l'eau potable, la dureté mesurée atteint 25,4 °f. Une eau de ce niveau dépose du calcaire dans les chauffe-eau, sur les résistances, dans les mousseurs et les mécanismes de chasse, d'où l'intérêt d'un détartrage régulier. Géorisques recense enfin un risque d'inondation à Paris. Pour les caves et les logements en rez-de-chaussée, il peut être utile d'interroger le plombier sur le risque de refoulement des eaux usées, par exemple sur l'intérêt d'un clapet anti-retour.