Recharge gaz pompe à chaleur (air/eau) : symptômes et causes
Une pompe à chaleur air/eau fonctionne en circuit fermé. Le fluide frigorigène qu'elle contient ne se consomme pas et ne s'use pas : s'il en manque, c'est qu'il s'est échappé quelque part. Les premiers signes sont souvent discrets. Les radiateurs ou le plancher chauffant peinent à monter en température, l'eau chaude sanitaire reste tiède, l'appoint électrique se déclenche plus souvent et la facture d'électricité augmente sans raison apparente. Viennent ensuite des indices plus nets : givre anormal sur l'unité extérieure, même par temps doux, dégivrages à répétition, sifflement près des raccords, puis un code défaut de basse pression affiché par le régulateur.
Ces symptômes ne prouvent pas à eux seuls un manque de gaz. Un filtre encrassé sur le circuit d'eau, une pression d'eau trop basse, un circulateur fatigué ou une batterie extérieure obstruée par des feuilles provoquent une baisse de rendement comparable. La différence se lit au manomètre. Sur une PAC en sous-charge, les pressions du circuit frigorifique sont basses et la surchauffe, c'est-à-dire l'écart de température du fluide en sortie d'évaporateur, est élevée. Un défaut hydraulique laisse au contraire le circuit frigorifique dans des valeurs normales. Les fuites se logent le plus souvent aux raccords, aux vannes de service, sur une brasure fragilisée par les vibrations ou dans l'échangeur.
Comment intervient le professionnel
Le professionnel Depanist commence par écarter les causes hydrauliques : pression du circuit de chauffage, état du filtre, débit d'eau, propreté de la batterie extérieure. Il raccorde ensuite son manifold aux vannes de service pour relever les pressions haute et basse. Il mesure aussi les températures des tuyauteries afin de calculer la surchauffe et le sous-refroidissement. Comparées aux données du fabricant, ces valeurs confirment ou écartent une sous-charge.
Lorsque le circuit manque de fluide, la recherche de fuite passe avant toute recharge. Le professionnel utilise un détecteur électronique, un produit moussant sur les raccords, parfois une mise sous pression d'azote pour localiser un défaut invisible. La fuite est ensuite réparée, selon le cas par la reprise d'un raccord, une brasure ou le remplacement d'une vanne ou d'un composant. Le circuit est alors tiré au vide pour en éliminer l'humidité et l'air, puis rechargé à la pesée avec le fluide indiqué sur la plaque signalétique. Un contrôle des pressions en fonctionnement et un essai de chauffe clôturent le travail, qui est consigné sur une fiche d'intervention. La durée dépend surtout de la fuite. Un raccord accessible se traite rapidement, tandis qu'un échangeur percé, une unité difficile d'accès ou une vidange complète du circuit allongent nettement l'intervention.
Urgence ou simple rendez-vous ?
Une demande immédiate se justifie si la PAC ne chauffe plus du tout en plein hiver et que le logement n'a pas d'autre source de chaleur. Il en va de même en cas de sifflement audible au niveau d'un raccord ou de trace huileuse qui s'étend sous l'unité extérieure : le fluide s'échappe alors activement. En attendant, mettez la pompe à chaleur à l'arrêt depuis son régulateur, puis coupez son disjoncteur, pour que le compresseur ne tourne pas en manque de fluide. Aérez si l'unité intérieure se trouve dans une pièce fermée, ne touchez pas aux tuyauteries givrées et n'approchez aucune flamme. La centrale Depanist répond 24h/24 et 7j/7. Une baisse de rendement avec un chauffage encore assuré relève d'un rendez-vous ordinaire, à prévoir avant la pleine saison.